nucléaire énergie intermittente

Le nucléaire est une énergie intermittente, non renouvelable et très dangereuse avec des évènements climatiques extrêmes de plus en plus probables

Les différentes études de prospective, notamment menées par des organismes officiels comme le Haut-commissariat au Plan ou l’Agence de l’eau Adour-Garonne, confirment que la baisse drastique du débit des cours d’eau menace directement la production d’énergie nucléaire.

  • La baisse structurelle des débits estivaux : d’ici 2050, le débit moyen d’étiage de plusieurs grands fleuves et rivières (comme la Garonne, la Loire ou le Rhône) pourrait chuter de 40 % à 50 % en période estivale.
  • L’allongement de la période de sécheresse : le manque de neige en hiver combiné à une hausse de l’évapotranspiration va étaler le manque d’eau sur plusieurs mois (printemps, été, automne), rendant le débit des rivières insuffisant pour faire tourner les turbines des centrales de manière continue. Les apports d’étiages seront de plus en plus difficiles.
  • Le conflit des usages : lorsque le niveau des cours d’eau devient critique, les arrêtés préfectoraux restreignent en priorité les usages industriels et de production d’énergie pour préserver le débit écologique des rivières et l’accès à l’eau potable. Pour combien de temps, avec 2 EPR2 en plus ?

Cette saisonnalité va profondément modifier notre mix électrique : les centrales de rivière produiront de plus en plus au cœur de l’hiver (période de fortes crues et pluies) et subiront des arrêts massifs et chroniques durant toute la partie chaude de l’année.

nucléaire énergie intermittente

Les aéroréfrigérants, dits de purge, déjà en service à Civaux (Vienne) et qui permettent de refroidir l’eau de quelques degrés n’auront aucune utilité quand l’eau viendra à manquer.

Il faut s’opposer fermement à la demande d’EDF, faite récemment, de revoir les normes de température des fleuves. Les normes actuelles ont pour but de protéger le vivant, les poissons… À Golfech, sur la Garonne, l’eau ne doit pas dépasser 28 °C. Lorsque ce seuil menace d’être franchi, l’exploitant doit baisser la puissance ou arrêter l’unité.

Quelles protections des centrales, en cas de conflits armés ?

Pendant ce temps, en attendant la catastrophe, le lobby nucléaire local garde un œil rivé sur son compte en banque.

Exigeons le suivi et la transparence sur les animaux victimes des centrales

https://agir.greenvoice.fr/petitions/nucleaire-exigeons-le-suivi-et-la-transparence-sur-les-animaux-victimes-des-centrales

Chaque minute, pour son refroidissement, une centrale nucléaire à circuit ouvert peut pomper l’équivalent d’une piscine olympique d’eau. Les prises d’eau aspirent à vive allure toute la vie qui s’y trouve : les animaux se retrouvent pris au piège et peuvent mourir des chocs subis, d’asphyxie à l’air libre, des changements de température ou de pression, ainsi que du traitement à la Javel.

Ne pas surveiller l’impact du nucléaire sur la biodiversité aquatique, ça vous plaît ? C’est français.

L’enquête publiée par le Réseau « Sortir du nucléaire » en juin 2026, l’Hécatombe invisible, révèle l’irresponsabilité d’EDF : au courant de son impact sur la biodiversité aquatique depuis les années 1980, l’exploitant est dans l’inaction volontaire depuis. C’est qu’en France, rien ni personne ne l’oblige à suivre le nombre d’animaux piégés chaque année par ses centrales et de le réduire.

Une exception bien française, puisqu’à la centrale de Hinkley Point C – située dans l’estuaire de la Severn au Royaume-Uni, EDF, contraint par la réglementation, doit prendre en compte l’impact des piégeages et concevoir un système permettant de minimiser ce phénomène et renvoyer les animaux dans leur milieu naturel sans dommage.

Alors pourquoi un tel dédain du vivant de notre côté de la Manche ?

Des êtres vivants capables de ressentir la douleur sacrifiés sur l’autel atomique

Lois pour construire plus et plus vite, dérogations pour rejeter de l’eau plus chaude dans les milieux aquatiques… En France, l’industrie nucléaire bénéficie déjà de nombreux passe-droits, au mépris de la protection du vivant. Dans ses rapports, EDF désigne les méduses et poissons venant obstruer ses systèmes de refroidissement comme des « colmatants », des « agresseurs ». Comme l’explique Marie-Laure Bégout, chercheuse en écologie comportementale des poissons : « Ces animaux ont un système nerveux suffisamment développé pour ressentir la douleur et des émotions ». Est-il normal que des êtres capables de ressentir la douleur, la peur, l’anxiété subissent aussi lourdement l’impact du nucléaire ? Qu’ils soient totalement exclus des rapports d’impact environnementaux des centrales nucléaires ? Que rien ne soit fait pour minimiser l’impact de cette industrie sur leur vie ?

La maltraitance de ces 5,9 milliards victimes annuelles doit cesser !

Le Réseau « Sortir du nucléaire », l’association Défense des Milieux Aquatiques, l’association PAZ (Projet Animaux Zoopolis) et France Nature Environnement demandent officiellement à l’Autorité de Sûreté Nucléaire et de Radioprotection (ASNR) d’imposer un suivi annuel obligatoire de la mortalité induite par les prélèvements d’eau des centrales nucléaires. Ces données doivent obligatoirement figurer, en toute transparence, dans les rapports environnementaux de chaque installation nucléaire française.

Pourquoi faut-il agir maintenant ?

Si nous n’agissons pas maintenant, l’industrie continuera d’opérer avec des technologies obsolètes en toute opacité, condamnant des espèces protégées ou en danger critique d’extinction comme l’anguille et l’alose à une disparition totale. Exigeons la transparence et forçons l’exploitant à enfin rendre des comptes, à reconnaître la valeur du vivant et à atténuer son impact.

En signant massivement cette pétition, nous créons une pression citoyenne incontournable. Cela nous permettra de rendre visible notre plaidoyer auprès des acteurs politiques et de l’ASNR. Imposons le changement ! Ne laissons pas ces victimes couler dans l’oubli.

Signez la pétition pour exiger la protection de la biodiversité aquatique :

https://agir.greenvoice.fr/petitions/nucleaire-exigeons-le-suivi-et-la-transparence-sur-les-animaux-victimes-des-centrales